Vendu 1$ en 2004 en échange d’une promesse de décontaminer le sol lourdement pollué, ce terrain de plus de 3,5 millions de pieds carrés n’a toujours pas trouvé la vocation commerciale et résidentielle promise par le Groupe March, l’actuel...
L’usine elle-même n’est pas d’un grand intérêt, avouons-le. Situé en plein cœur de Pointe-Saint-Charles, quartier pauvre de Montréal, cet édifice de deux étages n’a plus le cachet de ses beaux jours. Alors que les immeubles voisins sont peu à peu revampés afin d’y accueillir de nouveaux propriétaires de condos, bien peu de choses semblent avoir changé ici. La nature a repris ses droits dans la cour intérieure alors que des arbres s’y dressent ici et là depuis une bonne douzaine d’années.
En pénétrant cette vieille usine de pancartes de toute sorte, nous découvrons à l’étage un vieux matelas entouré de déchets. En nous approchant un peu, nous apercevons qu’au-delà des vieux sacs de Doritos et de Ruffles, il y a des seringues et des condoms. L’abri d’un toxicomane sans doute.
Un junkie poète, doit-on préciser. Sur les murs, on découvre des vers de William Blake, un peintre et un poète anglais du XIXe siècle. Jim Morrison, des Doors, a d’ailleurs choisi le nom de son groupe en référence à des vers issus d'un poème de Blake : «Si les portes de la perception étaient nettoyées, chaque chose apparaîtrait à l'homme telle qu'elle est, infinie.»
Au rez-de-chaussée, c’est plutôt un vers d’une chanson de Keny Arkana qui orne le mur à la droite de l’entrée : «On est des milliards à vouloir faire tourner la roue dans l'autre sens».
Voici d’ailleurs quelques-uns des autres vers que l’on retrouve sur les murs ici et là :
Vendu 1$ en 2004 en échange d’une promesse de décontaminer le sol lourdement pollué, ce terrain de plus de 3,5 millions de pieds carrés n’a toujours pas trouvé la vocation commerciale et résidentielle promise par le Groupe March, l’actuel...
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